The phenomenon of the Russian / Soviet dacha and the image of the izba in Andrei Tarkovsky’s movie "Mirror"
Contenu principal de l'article
Résumé
La signification de la datcha s’est développée et a radicalement changé au fil du temps, d’abord dans l’Empire russe, puis en Union soviétique, et elle continue d’évoluer dans la Russie contemporaine, ainsi que dans les pays post-soviétiques et autres régions de l’Europe de l’Est. Les premières datchas sont apparues à l’époque de Pierre Ier le Grand, qui offrait des terres à ses nobles. En Union soviétique, les datchas étaient principalement utilisées comme potagers et sont devenues une ressource essentielle pour la survie des populations. Pendant la Seconde Guerre mondiale, ces maisons de campagne servaient aux évacuations des villes. Dans cet article, le phénomène de la datcha russe, avec ses fonctions récréatives et salvatrices, est exploré à la lumière de la théorie de l’hétérotopie de Michel Foucault et du concept de chronotope de Mikhaïl Bakhtine. L’analyse de l’espace de la datcha en tant que site ambivalent, alternativement lieu de loisirs et nécessaire espace de survie, est illustrée par l’exemple du film Miroir d’Andreï Tarkovski (1975). Dans ce film autobiographique, le réalisateur montre comment Alexeï (son héros et alter ego) et sa famille ont fui à la campagne pendant la guerre et comment ils ont utilisé l’izba, maison traditionnelle slave, comme abri. Cependant, le salut physique se transforme en épreuve spirituelle. L’opposition entre l’esprit et le corps, le vide (avoir faim) et la plénitude (être rassasié) est expliquée dans le poème « Eurydice » d’Arséni Tarkovski, que le réalisateur s’approprie artistiquement dans le film pour renforcer le message sémantique du texte visuel.
Details de l'article

Ce travail est disponible sous licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.