“Curiously mundane hallucinations” Monstrous nightmares and spectral fears in John Banville’s The Sea and Anne Enright’s The Gathering
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Résumé
The Sea de John Banville et The Gathering d’Anne Enright sont des récits de deuil dans lesquels la mort d’un proche réactive le souvenir d’événements douloureux. L’esprit traumatisé ne parvenant pas à rationaliser la présence fantomatique du passé, celle-ci prend alors la forme de spectres, de monstres terrifiants et de créatures mythiques et oniriques. Alors que les souvenirs se transforment en manifestations spectrales ou monstrueuses, explorant la limite entre le réel et l’imaginaire, la présence et l’absence, le passé et le présent, des références gothiques émergent à la surface de ces deux romans. En s’appuyant sur les théories du trauma, du deuil et de la mémoire, ainsi que sur l’hantologie derridienne, cette étude se propose de montrer comment Enright et Banville subvertissent les codes des histoires de fantômes et du gothique pour souligner les errances psychologiques de leurs narrateurs et protagonistes endeuillés. (D)écrire les fantômes, les incarner dans un texte qui prend parfois une tournure humoristique ou ironique semble être l’unique façon de libérer l’esprit des personnages de l’emprise des ombres terrifiantes, comme le montrent les témoignages/confessions des narrateurs. Dans les deux romans se constituent alors des fictions imaginatives dont le but être de mettre l’angoisse en récit et d’interroger la possibilité d’apprivoiser les terreurs spectrales.
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