'The Girl with all the Gifts', Colm McCarthy (2016), as Post-Horror – Post-Apocalyptic, Post-Modern and Post-Romero, Zombie Film

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Hubert Le Boisselier

Résumé

Dans sa réflexion sur le sous-genre qu’il nomme « post-horror », David Church propose une définition de ce phénomène récent dans laquelle il met en avant le minimalisme formel (Church, 2021 : 13) tout en écartant ce qui s’apparente à la violence et au gore. De toute évidence, la figure du zombie ne peut qu’être exclue, ne peut que se placer à la marge de ce cadre générique. Pourtant, The Girl with all the Gifts (Colm McCarthy, 2016), en mettant en scène ce que Church appelle la reproduction familiale et monstrueuse du deuil (Church, 2021 : 13), contribue à nourrir une forme de porosité des frontières entre ce cycle décrit par Church, que la critique nomme parfois « elevated horror » et la tradition du gore / grotesque incarnée par la fiction zombie dont le film de McCarthy est une formulation. Ma proposition consistera à montrer que le concept de carnavalesque développé par Bakhtine permet de mettre en valeur l’ambivalence du film zombie et dans le même mouvement, de situer The Girl with all the Gifts ainsi que la fiction zombie en général, dans un espace esthétique où se développe un discours éco-critique et subversif, méta-filmique et ambivalent, qui n’est pas si éloigné de celui du « post-horror ».

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Comment citer
Le Boisselier, H. (2024). ’The Girl with all the Gifts’, Colm McCarthy (2016), as Post-Horror – Post-Apocalyptic, Post-Modern and Post-Romero, Zombie Film. Imaginaires, (27), 160-180. https://doi.org/10.34929/imaginaires.vi27.67
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