“Neither god nor ghost” Why does Seamus Heaney resurrect the Tollund Man?
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Résumé
La poésie de Seamus Heaney est hantée par une pléthore de spectres et de fantômes, d’esprits tutélaires, de présences et d’apparitions, de visitations et de résurrections — la plus frappante étant sans doute celle de Suibhne Geilt dans la section de Station Island intitulée Sweeney Redivivus, inspirée par la rencontre de Dante avec les fantômes du Purgatoire. Issu du corpus des poèmes des tourbières, l’Homme de Tollund constitue une autre figure séminale dans l’imagination de Seamus Heaney. Victime sacrificielle dans « The Tollund Man » (Wintering Out, 1972), il hante le poème intitulé « Tollund » (The Spirit Level, 1996), pour revenir à la vie dix années plus tard dans « The Tollund Man in Springtime » (District and Circle, 2006), dans lequel il devient l’alter ego du poète.
Cette étude a pour but d’analyser les raisons pour lesquelles Seamus Heaney a choisi de redonner vie à l’Homme de Tollund à trois moments-clés de sa carrière poétique, associés respectivement aux « Troubles » des années 1970, au cessez-le-feu de 1994, puis au début du vingt-et-unième siècle irlandais. En adoptant la persona, le point de vue et la voix de celui qu’il appelle « l’homme vert », Seamus Heaney offre une vision spectrale du monde dans lequel nous vivons, tout en partageant son expérience d’être « un paraboliste [...] / rivé par les fantômes ».
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